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Thomas Pesquet, retour à la gravité

Thomas Pesquet, retour à la gravité”

Durant 196 jours, le natif de Rouen a enchaîné les missions de maintenance sur l'ISS, mais pas que.

Lorsqu'il aura touché le sol, les équipes de récupération et de secours fonceront vers le point d'atterrissage. Son collègue de mission Oleg Novitski partagera l'étroit habitacle de la capsule russe. Ils avaient entamé leur voyage de retour vers la Terre à bord d'un vaisseau Soyouz.

"De nombreuses secousses les attendent notamment à l'entrée de l'atmosphère". Thomas Pesquet s'est préparé à ce retour, il fait 2 heures par jour d'exercices physiques de façon à permettre à son corps, qui s'est habitué à la microgravité, de pouvoir supporter ces facteurs de charge de retour. En revanche, il écrase la concurrence par son activité sur les réseaux sociaux. Après avoir fait sensation en répondant à Donald Trump, après l'officialisation du retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le climat, Emmanuel Macron était présent au Centre national d'études spatiales, à Paris, pour suivre le retour sur terre de Thomas Pesquet. Un astronaute français? Non, un homme. Rappelons que seuls 10 Français ont eu un tel privilège, dont une seule femme, Claudie Haigneré.

À 13h17, les deux astronautes avaient procédé à la désorbitation de leur vaisseau, qui s'est ensuite séparé en trois parties. Son atterrissage dans les steppes du Kazakhstan est prévu à 16h10.

"On a flotté pendant six mois dans la Station Spatiale Internationale". Un engin grand comme un terrain de football, mais à l'intérieur très étroit, fait de petites salles tubulaires encombrées de tout un tas d'équipements. En rentrant, Thomas Pesquet aura perdu 20% de sa masse musculaire, car avec l'absence de gravité, les muscles sont beaucoup moins sollicités. C'est donc à bord d'un tel engin que Thomas Pesquet a embarqué le jeudi 17 novembre à 21h20, sur le pas de tir de Baïkonour au Kazakhstan.

Leur masse musculaire a fondu au cours des six derniers mois à cause de l'apesanteur. Malgré toutes ces contraintes, pour l'ancien pilote de chasse normand, c'est un rêve qui s'est réalisé. Le cliché a été pris à près de 400 kilomètres de la Terre, et Thomas Pesquet l'a posté sur sa page facebook, avec ce commentaire: "Curieux la Loire et le Cher qui s'écoulent presque parallèlement à Tours mais qui ne sont pas de la même couleur".



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