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Royaume-Uni-Législatives: Les très mauvais calculs de Theresa May!

Royaume-Uni-Législatives: Les très mauvais calculs de Theresa May!”

"Ce gouvernement guidera notre pays dans les discussions cruciales sur le Brexit qui commenceront dans dix jours et répondra au souhait des Britanniques en menant à bien la sortie de l'Union européenne", a-t-elle assuré. Suite aux attentats de Manchester et de Londres, Jeremy Corbyn avait déjà accusé l'ancienne ministre de l'Intérieur d'avoir supprimé près de 20 000 postes dans la police.

La première ministre britannique a indiqué, à l'issue de sa rencontre avec la reine Élisabeth II, qu'elle allait former un gouvernement en " compagnie de ses amis " de l'Irlande du Nord pour mener à terme les démarches sur le Brexit.

Theresa May n'a plus la majorité absolue.

A la tête d'un gouvernement minoritaire, Theresa May dépend désormais du petit parti nord-irlandais unioniste DUP et de ses 10 sièges pour atteindre la majorité absolue. Les lignes des partis et les frontières qui les délimitent sont très différentes de celles du parlement sans majorité de 2010, rendant la formation de coalitions efficaces d'autant plus difficile.

Theresa May avait convoqué, le 18 avril dernier, des élections législatives anticipées afin d'obtenir une majorité renforcée. Largement réélu dans sa circonscription d'Islington, au nord de Londres, il a immédiatement appelé Theresa May à la démission. Le journal rappelle que "les élections avaient pour but de consolider le leadership de Theresa May, de son parti et du pays, et de rassurer l'UE sur le fait qu'elle aurait un partenaire de négociation fort et stable". La Bourse de Londres était quant à elle en hausse, de 0,65% ce matin, les grandes multinationales cotées sur ce marché profitant de l'affaiblissement de la monnaie britannique.

Question hautement sensible. Cette déconvenue "ne sera pas sans impact" sur les négociations du Brexit, qui doivent théoriquement s'ouvrir le 19 juin, a estimé vendredi sur Europe 1 le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. C'est un échec dramatique pour Theresa May, de mauvais augure pour le Brexit, analyse la presse britannique.

A Paris, le Premier ministre Edouard Philippe a jugé que ces résultats étaient "une forme de surprise" mais qu'ils ne remettaient pas "en cause" la procédure de divorce de la Grande-Bretagne d'avec l'UE. "Unissons nos efforts pour conclure un accord". De son côté, Donald Tusk, président du Conseil européen, a adressé une série de mises en garde contre une absence d'accord sur le Brexit.

Pour Mike Finn, de l'université de Warwick, le Royaume-Uni s'expose "à une période de coalition ou à de nouvelles élections".

" Le principe du Brexit n'est pas remis en question".

À gauche, les nationalistes écossais du SNP essuient également des pertes à 34 sièges, contre 54 précédemment, selon les projections. "Elle est cuite", assure pour sa part le tabloïd The Sun.

Elle s'est engagé à réfléchir "à la meilleure manière d'aller de l'avant pour l'Ecosse", sans aller jusqu'à sceller le sort de son projet de consultation.

Les Libéraux-Démocrates, seul parti résolument europhile, gagnent 4 sièges à 12 mandats.

Ce qui s'est passé depuis lors est une histoire complexe qui mêle les limites de Theresa May en tant que leader, l'énergie inattendue du leader travailliste Jeremy Corbyn, le réveil des jeunes électeurs qui ont vu le Brexit comme une menace pour leur avenir, la lassitude de la population face à la rigueur de la politique budgétaire et un nouvel appétit national pour les bouleversements (inauguré en juin 2016 lors du référendum sur le Brexit).



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