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Les gardés à vue fixés vendredi sur leur sort — Affaire Grégory

Les gardés à vue fixés vendredi sur leur sort — Affaire Grégory”

Parallèlement à ces gardes à vue, une petite dizaine d'auditions ont été menées par les gendarmes pour confirmer les soupçons des enquêteurs, a-t-on précisé de même source. Tous deux ont niés les faits. Le cadavre du petit Grégory Villemin avait été retrouvé le soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux froides de la Vologne, dans les Vosges (nord-est).

"Le dossier révèle existence d'un lien indissociable" entre la lettre anonyme de 1983 "et le courrier posté le jour du crime avant 17H15 et l'enlèvement de l'enfant", a détaillé le procureur général vendredi.

"En vingt ans d'exercice professionnel, je n'ai jamais vu ça de ma vie".

A ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a déclaré jeudi Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, devant la presse. C'est criminel de jeter en pâture le nom d'un couple.

Marcel Jacob et sa femme Jacqueline ont été déférés au parquet général de Dijon vendredi. Selon une source proche du dossier, des documents écrits par la grand-tante de Grégory "ont été retrouvés en perquisition" à des fins de comparaison. Les intéressés ainsi qu'une belle-soeur du père de Grégory, Ginette Villemin, ont été interpellés mercredi et placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de l'enfant.

Marcel Jacob avait déjà été soupçonné d'avoir endossé le rôle du "corbeau" et la grand-mère, Monique Villemin, 85 ans, serait l'auteure d'une lettre de menaces datant de 1989, adressée au juge Maurice Simon, alors chargé de l'instruction et décédé depuis.

Marcel Jacob et Michel Villemin, frère de Jean-Marie et défunt époux de Ginette, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l'affaire, libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin. L'affaire n'en est pas à son premier rebondissement: en juillet 1985, le juge Jean-Michel Lambert avait opéré un revirement en portant ses soupçons vers la mère de Grégory, Christine Villemin, finalement innocentée en 1993 au terme d'un non-lieu retentissant.



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