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Les discussions sur un accord de gouvernement se poursuivent — Royaume-Uni

Les discussions sur un accord de gouvernement se poursuivent — Royaume-Uni”

Mais la presse britannique indique dimanche que Boris Johnson se prépare à lui contester sa place, appuyé selon le Sunday Times par cinq ministres de premier plan. "Je vous ai mis dans ce pétrin, je vais vous en sortir ", leur a-t-elle dit lors d'une réunion à huis clos au palais de Westminster. Son leadership n'a pour autant pas été remis en cause au sein de son propre camp.

A Westminster, où elle s'est rendue à l'issue de cet entretien pour l'élection du président de la Chambre des communes issue des législatives de jeudi dernier, Theresa May n'a pas évoqué le déroulé des discussions. "Le ministre en charge du Brexit, David Davis (...) a concédé que 'certains éléments du programme' des Tories allaient 'être éliminés', mais pas ceux sur le Brexit", note Le Point.

La cheffe du gouvernement a en effet prôné jusqu'ici un Brexit "dur", impliquant notamment une sortie du marché unique européen, pour reprendre le contrôle des frontières britanniques.

Le ministre de la Défense Michael Fallon s'est lui aussi voulu rassurant sur les implications de nouvelles alliances, nécessaires après la perte de la majorité absolue. "Tant que nous ne l'aurons pas (l'accord avec le DUP, ndlr), nous ne pourrons pas convenir des derniers détails du discours de la Reine", a-t-il affirmé.

Les réserves de Dublin s'ajoutent aux soucis de Mme May qui reste soumise à une pression maximale.

Après sa rencontre française avec Emmanuel Macron, la Première ministre britannique courtise les unionistes nord-irlandais du DUP afin de permettre au gouvernement de se maintenir au pouvoir.

Vu les enjeux auxquels notre pays est confronté, que ce soit la lutte contre les inégalités ou encore les discussions sur le Brexit, est-il possible que nous ayons un gouvernement qui n'ait pas de majorité sauf à nouer une alliance avec un parti ultra-conservateur tel que le DUP?

Rappelant la nécessité de travailler dans les "délais fixés par les traités", il attend "que le gouvernement britannique confirme et précise ses positions".

L'ex-Premier ministre britannique John Major s'est dit inquiet du projet de Theresa May de gouverner avec le DUP, craignant qu'il ne pénalise le processus de paix qu'il a contribué à enclencher, et ne provoque un retour à la violence. "Toutes les options sont à nouveau sur la table", juge Stephen Barber, un expert de la London South Bank University cité par l'AFP et repris par LCI. La situation pour Theresa May est presque désespérée. (...) L'enquête souligne en particulier l'inquiétude des milieux d'affaires vis-à-vis du Brexit.

Le nouveau Parlement siégera une première fois le 13 mai, avant la cérémonie d'ouverture solennelle le lundi 19 juin, le jour prévu pour lancer les négociations sur le Brexit. Ces retards internes auront des conséquences directes sur les négociations sur le Brexit, qui se voient également repoussées.

Fragilisée, Theresa May a tenté de désamorcer le mouvement de fuite de ses soutiens.

Samedi, le bureau de la Première ministre a déclaré qu'un accord de principe avait été conclu avec le DUP, mais cela a été réfuté par le DUP, ce qui a obligé les conservateurs à clarifier les choses. "Mais si elle se montre trop dure, elle n'aura pas de majorité au Parlement, les travaillistes et les Ecossais voulant garder autant que se peut les avantages du marché unique" [Libération]. En vertu de l'article 50 du traité de Lisbonne, le Royaume-Uni devra se retirer de l'UE le 29 mars 2019, deux ans après le lancement du Brexit. La lutte contre le terrorisme et les contenus extrémistes sur internet sera le principal sujet d'un dîner de travail.



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