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Le bilan s'alourdit à 30 morts — Incendie de Londres

Le bilan s'alourdit à 30 morts — Incendie de Londres”

58 disparus de l'incendie de la tour Grenfell de Londres sont désormais considérés comme morts, a annoncé la police ce samedi.

Dans ce climat de deuil, la reine Elizabeth II a adressé à ses sujets un message d'une gravité inhabituelle alors qu'ont lieu les célébrations pour son 91e anniversaire.

Des centaines de bougies brandies en mémoire des victimes de l'incendie de la tour Grenfell.

"Mis à l'épreuve, le Royaume-Uni s'est montré résolu face à l'adversité", a-t-elle dit.

Un gigantesque incendie a ravagé dans la nuit de mardi à mercredi un immeuble d'habitation dans l'ouest de Londres (Royaume-Uni).

L'incendie de l'immeuble a fait au moins 17 morts, selon un nouveau bilan communiqué jeudi.

Près de 600 personnes habitaient dans cet immeuble de 120 appartements et, selon les médias britanniques, 70 personnes manqueraient à l'appel.

A ce jour, vingt-quatre personnes sont encore hospitalisées, dont douze dans un état critique. Et certaines victimes pourraient n'être jamais identifiées en raison de la chaleur dégagée par le brasier.

La reine a toutefois souligné combien elle avait été surprise, lors de ses récentes visites à des victimes de l'attentat de Manchester ou de l'incendie de Londres, par l'esprit d'entraide et de solidarité de ses compatriotes.

"Mais, en toute franchise, le soutien apporté aux familles qui avaient besoin d'aide ou d'informations élémentaires pendant les premières heures qui ont suivi ce drame effroyable n'a pas été suffisamment bonne".

Les autorités locales sont accusées de ne pas avoir entendu les cris d'alerte concernant la sécurité du bâtiment de 24 étages parce qu'ils provenaient d'une population majoritairement modeste.

Nombre d'entre eux ont affirmé qu'il n'y avait pas d'issue de secours, pas d'extincteur, pas d'alarmes incendie.

Le revêtement installé sur la façade aurait en outre favorisé la propagation de l'incendie.

Vendredi soir, elle a répété qu'elle était "profondément affectée" par les récits "terrifiants" des survivants.

Insuffisant pour une partie de la presse britannique: "Un leader qui a peur de rencontrer ses concitoyens est fini", lançait le Guardian dans un éditorial implacable.

Pour le moment, seule une victime a été nommée. Il s'agit de Mohammed Alhajali, un réfugié de 23 ans qui avait fui la guerre en Syrie.

Sept Marocains figurent probablement parmi les victimes, a annoncé à Rabat le ministère marocain des Affaires étrangères.



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