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Législatives 2017 : le raz-de-marée "En Marche"

Législatives 2017 : le raz-de-marée

Selon René Dosière, grand défenseur des deniers publics et futur ex-député de l'Aisne, ces subventions d'État représentent près de la moitié des budgets des partis.

Financée par des dons avant la présidentielle, LREM devra aussi se structurer pour utiliser au mieux la manne financière consécutive à ses succès électoraux. Certes leur mouvement associé au MoDem de François Bayrou enregistre en pourcentage des suffrages exprimés un score enviable -32,32 % - devant la droite (LR-UDI-DVD) à 21,56 %, le FN à 13,2 % et la France insoumise à 11,02 %, mais ce résultat est obtenu dans un raz-de-marée d'abstentionnistes.

La seconde partie de cette aide est attribuée proportionnellement au nombre de députés et de sénateurs élus pour chaque parti.

À noter que ces aides sont rognées lorsque les partis ne respectent pas la parité.

Les électeurs français doivent départager 7 882 candidats dans 577 circonscriptions. Avec seulement 400 députés, par exemple, le mouvement d'Emmanuel Macron pourra compter sur 15 millions d'euros par an pendant 5 ans, pour la première fraction d'aide publique.

Le principe est donc assez clair: plus un parti politique présente de candidats et conquiert des sièges à l'Assemblée (ainsi qu'au Sénat), plus il est subventionné. Car si la double investiture est permise, un seul rattachement peut être officiellement déclaré. Malgré une abstention record de 51,29%, le parti du gouvernement d'Emmanuel Macron, La République en Marche (LREM), arrive toutefois en tête avec 28,2% des votes, allié au Modem qui a recueilli 4% des voix.

Le siège du PS vendu?

A Wallis-et-Futuna, le candidat divers gauche Napole Polutélé est déjà élu. En face, le député Lionel Tardy se qualifie également, mais à 15 points en arrière (25,70 %), ses chances de se maintenir dans l'hémicycle sont plus que réduites. Pour Les Républicains, le manque à gagner devrait être moins important. À cela s'ajoute la chute libre du nombre d'adhérents à jours de leur cotisation, passé de 173 000 en 2012 à 42 300 en 2016 selon le Canard Enchaîné. Il affrontera au second tour le frontiste Ludovic de Danne, conseiller aux affaires internationales de Marine le Pen, que l'on a notamment pu apercevoir aux côtés de la présidente du FN lors de sa visite à Vladimir Poutine en avril dernier. D'où la volonté affichée par Daniel Fasquelle, trésorier LR, de récupérer les 3,3 millions récoltés par François Fillon durant sa campagne présidentielle. Il termine troisième derrière le candidat Les Républicains, et le député socialiste sortant Christian Franqueville qui se présentait sous l'étiquette "Majorité présidentielle". Là aussi, moins d'élus équivaut à moins de rentrées dans les caisses.

En Marche!, devenu La République en Marche en vue des législatives, revendique aujourd'hui 3.100 comités locaux répartis sur tout le territoire, et 360.000 adhérents dont 156.000 membres actifs. Le parti communiste s'en sort moins mal avec deux de ses candidats en tête à l'issue du premier tour. Jusqu'à 455 sièges pour les soutiens du président.



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