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Grégory: ceux qui ont participé à l'enlèvement sont "les auteurs du crime"

Grégory: ceux qui ont participé à l'enlèvement sont

"Je ne suis pas venu aujourd'hui vous dire que l'affaire était résolue" et "je ne sais pas qui est l'auteur" du crime, avait admis jeudi Jean-Jacques Bosc, ajoutant qu'à ce stade, "les investigations montrent que plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime".

Alors que l'affaire du petit Grégory a connu de nouveaux rebondissements cette semaine, plus de 30 ans après les faits, le procureur de la République de Dijon, Jean-Jacques Bosc, s'est exprimé devant la presse ce vendredi.

Marcel Jacob et sa femme Jacqueline sont en garde à vue depuis mercredi 14 juin.

Les deux septuagénaires ont tous les deux été écroués. La veille, Jacqueline Jacob avait été impliquée de manière certaine dans l'une de ces trois lettres.

L'avocat de Marcel Jacob, mis en examen avec son épouse Jacqueline pour enlèvement et séquestration du petit Grégory, suivi de sa mort il y a 32 ans, a jugé vendredi "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple".

En l'occurrence, les actes interruptifs de prescription sont multiples: arrêt de la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon du 3 février 1993 prononçant un non-lieu au bénéfice de Christine Villemin, arrêt de cette même chambre de l'instruction du 11 avril 2001, réouverture de l'instruction à l'initiative du Parquet général de Dijon suite à la demande des époux Villemin du 9 juillet 2008, pour n'en citer que quelques-uns parmi ceux qui ont été publics. "On n'a aucun élément matériel, rien" à leur encontre, "on a mis la charrue avant les boeufs", a dénoncé Me Stéphane Giuranna devant la presse, au sortir du palais de justice de Dijon, précisant qu'il allait rapidement demander "la nullité de la mise en examen" de son client qui aurait dû seulement être placé sous le statut de témoin assisté selon lui.

Même son de cloche pour l'avocat de Marcel Jacob. Il décrit un homme effrayé par la mort et si respectueux de la loi que "si on lui dit de rouler à 50, il roule à 40". "Ces mises en examen sur des bouts de papier, ça m'agace", dit-il. "Je lui ai conseillé de garder le silence pour éviter tout dérapage".

Placée en garde à vue mercredi, Ginette Villemin, la belle-sœur du père du petit garçon, a été libérée jeudi soir.

Marcel et Jacqueline Jacob étaient des proches de leur neveu, Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, qui avait été le premier inculpé dans ce dossier.

C'est donc le "clan Laroche" qui se retrouve de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes qui foisonnent dans le dossier, à défaut d'analyses ADN probantes. De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au père de Grégory, ont orienté les soupçons vers elle.

Une autre lettre revendiquant le meurtre de l'enfant postée avant la découverte du corps, invoquait une "vengeance". La justice constate "une similitude importante des termes " utilisés dans ce document et dans la lettre de 1983. Son mari Marcel, le grand-oncle de Grégory, 73 ans, a été lui aussi mis en examen pour "enlèvement" et "séquestration suivie de mort".



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