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Emmanuel Macron remporte largement son pari — Législatives

Emmanuel Macron remporte largement son pari — Législatives”

Selon la projection en sièges d'Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France, l'alliance La République en marche-MoDem pourrait obtenir de 415 à 455 sièges, Les Républicains, l'UDI et les divers droite de 70 à 110 sièges, le Parti socialiste, les radicaux de gauche, EELV et les divers gauche de 20 à 30 sièges, La France insoumise et le PCF de 8 à 18 sièges, le Front national de 1 à 5 sièges. Législatives: le nombre de députés de La République en marche sera-t-il historique? En revanche, il peut espérer battre le record de sièges pour un seul parti, détenu par l'UMP en 2002 (365 sièges). Parmi les figures socialistes écartées dès ce premier tour, figurent le Premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, les anciens ministres Mathias Fekl, Pascale Boistard, Aurélie Filipetti et François Lamy.

S'ils transforment l'essai au second tour, Emmanuel Macron et le Premier ministre, Edouard Philippe, auront les mains libres pour appliquer son programme: le nouveau Parlement va examiner cet été la prorogation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre, le projet de loi sur la moralisation de la vie publique, ainsi que les ordonnances de la réforme du droit du travail, le premier grand chantier économique et social du quinquennat.

"Tous ensemble, nous pouvons avoir une centaine de députés de gauche", a jugé M. Carvounas. "Emmanuel Macron qui n'existait pas pour les Français il y a trois ans va sans doute avoir une majorité absolue à l'Assemblée car sa campagne du premier tour a été nourrie par l'énergie qu'il a libérée des Français en leur demandant de se mettre en marche" explique Stéphane Rozès, président de Cap, Conseils Analyses et Perspectives, politologue. L'abstention. Elle a atteint, en ce premier tour des élections législatives, un niveau record.

Mais cette année, ce recul est plus important que jamais: le FN passe de 21,3% à environ 13,3%, selon la totalisation nationale sur 97% des inscrits reçus à 00H30.

Pour Jean-Daniel Lévy, de l'institut Harris interactive, "on est sur cette impression générale de la part des Français qu'une majorité va aller au président de la République".

"C'est un scrutin qui a perdu son autonomie. Les électeurs ont le sentiment que les jeux sont faits après la présidentielle, et se disent +à quoi bon aller voter+", relève Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'Ifop. Outre lui-même, cinq membres du gouvernement Macron, qui devront démissionner en cas de défaite, jouent leur avenir lors de ce scrutin: Richard Ferrand, Bruno Le Maire, Annick Girardin, Marielle de Sarnez et Mounir Mahjoubi.

"Les Français ne sont pas complètement fans du président de la République". Cela veut dire également que Macron va gouverner sans partage, un scénario redouté par la classe politique qui aurait voulu une Assemblée pluraliste, donc un rapport de force équilibré qui "renforcerait la démocratie". C'est le signe que la nouvelle offre politique n'a pas fait disparaître le scepticisme des citoyens. Selon plusieurs projections, il y a un nombre record de femmes en position de l'emporter au second tour. C'est historiquement bas. Pour les 573 sièges restants, il faudra attendre le second tour, dimanche 18 juin, afin de connaître la couleur politique de l'élu.



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