Monde

Quand Bachar al-Assad ironise sur la popularité de François Hollande

Quand Bachar al-Assad ironise sur la popularité de François Hollande”

Sur les négociations internationales concernant le conflit en Syrie, Bachar al-Assad parle d'"isolement des pays occidentaux" à cause de leur aide aux "groupes représentant le terrorisme contre le gouvernement". "Ils sont partout. Ils sont à Palmyre en ce moment et dans la partie est de la Syrie", a-t-il développé avant d'insister sur sa volonté de reprendre le contrôle sur l'intégralité du territoire syrien. "Ce rapport est bâti sur des allégations! Pas un seul document; pas une seule preuve", a-t-il accusé, refusant catégoriquement la visite d'observateurs internationaux dans le pays.

Deux mois après avoir repris la ville d'Alep, Bachar al-Assad a estimé que "l'on ne peut pas parler d'avoir gagné la guerre". "En fait, il s'agit avant tout d'une affaire entre moi et les terroristes, et entre moi et quiconque soutient les terroristes". "Il s'agit seulement d'un pas important sur le chemin (...)", explique-t-il. "Leur but n'était pas de faire la paix en Syrie, ils voulaient plutôt utiliser le cadre de l'ensemble du processus pour atteindre leur but", a-t-il asséné.

Le président syrien a aussi déclaré que les responsables politiques occidentaux étaient "pragmatiques au point de marchander leurs valeurs", et a accusé les responsables politiques et médias occidentaux de diaboliser son régime. "Je ne l'ai pas encore vue", a confié Bachar Al-Assad au cours de cet entretien. "Ou bien vous soutenir, ou bien ne pas le faire", a assuré Bachar Al-Assad, alors que son sort à la tête du pays sera au cœur de la réunion de Genève, qui s'ouvrira le 23 février sous l'égide de l'ONU. Ils avaient notamment rencontré en mars 2016 le président syrien. "Nous ne recourons pas à la torture". Entre les candidats, avec qui il affirme n'avoir eu aucun contact, il dit sentir "une différence, mais à la fin, quelque soit le président élu, quelle sera sa politique?" Après six ans de guerre, si ce président a un mauvais bilan auprès du peuple syrien, pourquoi le soutiendrait-il? "Je ne pourrai me sentir à l'aise avec Donald Trump que lorsque j'aurai vu sa politique vis-à-vis de la Syrie".


"Ce sont eux qui le disent, je ne les accuse pas", a affirmé Bachar al-Assad en prenant comme argument des déclarations du président Hollande. "Et cela s'est déjà produit en Europe, notamment en Allemagne, et il risque de se reproduire aux États-Unis".

A la question Vladimir Poutine est-il le vrai décideur en Syrie?, Bachar al-Assad répond sans hésitation: "Non, il ne l'est pas". "Les Russes respectent notre souveraineté, à chaque étape qu'ils ont franchie, qu'elle soit d'ordre stratégique ou tactique, ce fut en coopération avec la Syrie. Les Russes n'ont jamais rien fait sans nous consulter", a-t-il rétorqué, tout en admettant que "sans le soutien russe, les choses auraient été pires".



Voir aussi

Dernier




Recommandé