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L'accord contesté de libre-échange UE-Canada arrive au Parlement européen

L'accord contesté de libre-échange UE-Canada arrive au Parlement européen”

Environ 700 personnes ont manifesté dans Strasbourg, selon la police, à l'occasion du vote, par le Parlement européen, du CETA, le traité de libre-échange, très controversé, entre le Canada et l'Union européenne.

"C'est le bon accord au bon moment" face aux "voix protectionnistes" qui "se lèvent un peu partout dans le monde", a estimé M. Champagne, présent mercredi au Parlement européen, à Strasbourg, en France. Les principaux eurodéputés favorables au traité sont de droite, libéraux et socialistes.

Parmi les autres parlementaires opposés au CETA, se trouvent les écologistes, ainsi que les eurodéputés d' extrême gauche et d' extrême droite.

Au final, la signature formelle du traité par Bruxelles et Ottawa avait été retardée de quelques jours.

Jusqu'au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l'adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l'alimentation. Une somme finalement assez faible, puisqu'elle ne représente que 0,08% du PIB de l'UE (14.600 milliards d'euros). L'accord prévoit aussi une protection supplémentaire à 143 origines géographiques spécifiques (AOC), dont 42 françaises, comme le "Roquefort", le "Saint-Nectaire" ou les "Pruneaux d'Agen".


Une véritable avancée pour les Européens qui avaient, eux, déjà donné un large accès à leur marché aux compagnies canadiennes.

Le point le plus sensible porte sur la possibilité donnée à une multinationale investissant à l'étranger de porter plainte contre un État qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts, afin de demander réparation.

Manifestation des opposants au traités Tafta et Ceta, le 15 octobre 2016 à Lyon. Ils craignent aussi que les normes sanitaires ne soient revues à la baisse dans le futur. En attendant, l'accord entrera en vigueur de manière provisoire et partielle (à 95%) début avril.

Certaines associations s'insurgent également contre la création de tribunaux d'arbitrage privés. Une procédure très incertaine qui pourrait prendre des années.



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