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François Hollande demande des "mesures spécifiques" contre les cyberattaques visant la présidentielle

François Hollande demande des

Ce communiqué diffusé à la fin du Conseil des ministres, confirme les informations du Canard Enchaîné selon lesquelles des mesures de protections seraient examinées lors d'un Conseil de Défense devant se tenir le 23 février prochain.

Selon les médias français, l'équipe du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a déclaré être victime de près de 4 000 cyberattaques ce dernier mois.

En demandant des "mesures spécifiques de protection et de vigilance", l'Elysée s'est gardé de donner la moindre précision sur la nature ou l'origine des menaces redoutées. La Russie n'a pas l'intention de s'immiscer dans des processus électoraux à l'étranger, a dit son porte-parole, Dmitri Peskov. Le Président de la République, François Hollande, a " demandé que lui soient présentées, lors du prochain conseil, les mesures spécifiques de vigilance et de protection, y compris dans le domaine cyber, prises à l'occasion de la campagne électorale ".

Réplique du Kremlin: ces accusations d'ingérence sont "absurdes". Le porte-parole du gouvernement a également rappelé que les partis politiques engagés dans la campagne de la présidentielle avaient reçu un certain nombre de conseils pour se protéger contre d'éventuelles cyberattaques, à l'exception notable, selon lui, du Front national, qui "n'a pas souhaité avoir ce type d'informations". "Il y a des hackers qui agissent, qui sont identifiés", a-t-il notamment affirmé. A la mi-décembre, le ministre avait prévenu que la France pourrait avoir recours à l'arme numérique face aux cybermenaces contre ses intérêts.

Pour des experts, aux États-Unis comme en France, la sécurité informatique des partis politiques représente le maillon faible des élections.

Un commandement des opérations informatiques, placé sous la responsabilité directe du chef d'état-major des armées, a ainsi été créé en janvier disposant d'un état-major resserré qui devrait superviser 2 600 "combattants numériques" d'ici à 2019.



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