Médecine

Foot - Risques de maladies cérébrales: "aucune preuve" selon la Fifa

Foot - Risques de maladies cérébrales:

En comparaison avec des sports où les contacts sont une constance, le football peut sembler moins sujet à risque.

Comme le football américain ou la boxe, le football professionnel pourrait être mis en cause dans le développement d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC) et de démences.

Sur les six autopsies effectuées, quatre ont révélé des encéphalopathies traumatiques chroniques (ETC): des affections cérébrales. Une maladie neurodégénérative déjà observée, par le passé, chez d'anciens boxeurs ou footballeurs américains particulièrement exposés aux coups portés à la tête au cours de leur carrière sportive.

Les footballeurs atteints d'ETC avaient aussi la maladie d'Alzheimer et c'est peut-être la combinaison des deux maladies qui a provoqué les démences, mais rien n'est sûr.


"Nos résultats montrent un lien potentiel entre la pratique du football et l'ETC", a expliqué le principal auteur de l'étude, le Dr Helen Ling, de l'Institut de neurologie de l'University College London (UCL).

Après une bonne nouvelle pour les supporters parisiens qui ont célébré la victoire de leur équipe contre le FC Barcelone mardi 14, une étude publiée ce mercredi 15 démontre que les footballeurs seraient plus inclinés à présenter des signes de démence.

L'étude ne montre pas si les dommages infligés au cerveau sont la conséquence de coups de têtes dans le ballon, de collisions entre joueurs ou sont liés à d'autres facteurs. Un lieu commun qui ne s'avère finalement pas dénué de toute réalité, si l'on en croit une étude réalisée au Royaume-Uni et relayée par l'Agence France presse. De là à dire que les footballeurs sont déments, il y a tout de même un pas. Si les footballeurs ne subissent que rarement des coups violents, au niveau de la tête, et en particulier de leur boîte crânienne, ce serait la répétition " d'impacts non commotionnels ", véritables bombes à retardement, qui occasionnerait tant de dégâts cérébraux. En mai dernier, la Fédération anglaise de football a autorisé l'ouverture d'une étude sur les possibles liens entre le jeu de tête et les lésions cérébrales. "Bien que ces affections soient temporaires et limitées dans le temps, nous pensons qu'elles peuvent affecter le cerveau à long terme", avait alors affirmé le Dr Magdalena Ietswaart, spécialiste des neurosciences à l'université de Stirling. Par mesure de précaution, la Fédération de football américain, elle, a tout simplement décidé, en 2015, d'interdire aux enfants de moins de dix ans de jouer de la tête, à l'entraînement comme en match.



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