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Conflit israélo-palestinien: la solution à deux Etats, qu'est-ce que c'est?

Conflit israélo-palestinien: la solution à deux Etats, qu'est-ce que c'est?”

Donald Trump a profité de cette occasion pour réaffirmé les " liens indestructibles " entre les Etats-Unis et Israël.

Quant à l'ambassadeur que Donald Trump a nommé en Israël, l'avocat juif américain David Friedman, très controversé pour ses positions radicales en faveur de la colonisation et hostiles aux Palestiniens, il a reconnu devant le Sénat américain chargé de sa confirmation qu'il n'avait "pas de meilleure option" que la solution à deux Etats, tout en se disant "sceptique" sur cette voie de règlement du conflit.

La diplomatie américaine vient de connaître un sévère tournant depuis l'accession de Donald Trump au pouvoir.

Dans plusieurs éditoriaux, le New York Times, le Washington Post et le Los Angeles Times ont décrit les déclarations de Trump comme "insensées", l'idée d'une solution à un état comme "absurde " et ont affirmé que le retour sur des décennies de politique américaine du président augmentait les possibilités d'un conflit violent. Mais sans préciser comment il s'y prendrait, là où ses prédécesseurs ont échoué, sinon pour évoquer une approche régionale préconisée par M. Netanyahu "avec beaucoup, beaucoup de pays".

"Une solution à deux Etats qui n'apporte pas la paix est un objectif que personne ne cherche à atteindre", a déclaré ce responsable. Ou d'un engagement en faveur de la création d'un Etat palestinien. D'après le New York Times de lundi, M. Trump a d'ores et déjà reculé sur l'ambassade, M. Netanyahu ayant fait savoir qu'une décision aussi lourde en symboles - avec la réaction qu'elle provoquerait chez les Palestiniens et dans les pays arabes - n'était pas la priorité numéro un.


L'éditorial a souligné qu'il n'y avait "pas de formule à un seul état réalisable " dans laquelle Israël pourrait être un état à la fois juif et démocratique.

Selon des sondages récents, les deux Etats comme solution au conflit est de moins en moins soutenue par les Palestiniens et les Israéliens. La solution à deux Etats est aussi la référence d'une grande partie de la communauté internationale, de l'ONU à la Ligue arabe, en passant par l'Union européenne.

"Un état unique qui serait agréable pour les deux parties n'est pas 'l'accord ultime' que Trump imagine, c'est le fantasme ultime", a écrit le quotidien.

Pendant un point presse suivant sa rencontre avec Trump, Netanyahu n'a pas explicitement renoncé à son propre engagement envers une solution à deux états, affirmant que sa position "n'a pas changé " depuis son important discours de 2009 sur le sujet. Le Hamas, qui ne reconnaît pas Israël, s'oppose à la solution à deux Etats et souhaite un Etat palestinien sur l'ensemble de la Palestine historique. "Le président n'a pas eu l'air surpris", a juste dit le premier ministre.

Raphael Ahren et Eric Cortellessa ont contribué à cet article.



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