Médecine

27 mesures pour sa reconnaissance — Burn-out

27 mesures pour sa reconnaissance — Burn-out”

La rapporteur du projet est également revenu sur la définition du burn-out, précisant qu'il "sera très important d'être précis" et "ne pas tomber dans les confusions" avec d'autres pathologies comme le surmenage, l'anxiété ou encore la dépression.

En premier lieu, la commission présidée par Yves Censi (député LR de l'Aveyron) propose la création d'une agence nationale de la santé psychique au travail placée sous l'autorité de Santé publique France, dans le but de mieux cerner la "réalité grandissante" de ce fléau.

Considéré comme le mal du XXIe siècle, le burn-out revient au centre des préoccupations.

Le salarié surchargé s'épuise ainsi à satisfaire des objectifs quantitatifs tellement élevés qu'ils peuvent lui paraître absurdes.


Des "dizaines de milliers" de travailleurs concernés?

Cependant, il n'existe encore aucune étude épidémiologique spécifique sur le sujet. En 2015, l'Institut de Veille Sanitaire (Invs) devenu Santé Publique France, le chiffrait à 30.000 en se basant sur des données recueillies entre 2007 et 2012, soit 7% des 480.000 pathologies mentales liées au travail.

Conceptualisé depuis 1975, le syndrome n'est toutefois pas reconnu comme une maladie professionnelle. Reconnaître le burn-out pourrait donc aussi accélérer les choses pour toutes les maladies professionnelles déjà répertoriées. Un seuil de 25 % de taux d'incapacité permanente est requis, un "verrou" qui "limite" le nombre de dossiers reconnus (418 en 2015), a regretté M. Sebaoun.

Son coût économique et social est pourtant "astronomique " pour la collectivité, rappelle la mission parlementaire. Ce qui aurait pour conséquence une prise en charge par la branche "accidents du travail-maladie professionnelle", financée à 97 % par les cotisations des employeurs.

Après avoir auditionné une centaine de personnes, la mission propose donc "une expérimentation de l'abaissement" à 10% de ce taux, voire "sa suppression". Il avait été chiffré en 2007 à entre 2 et 3 milliards par an "rien que pour le stress au travail". Ils suggèrent aussi d'obliger les managers à effectuer un stage parmi les salariés, sur le modèle des "stages ouvriers", afin de se rendre compte de leurs conditions de travail. Et peut-être les faire décélérer... Vingt-sept propositions sont désormais sur la table des législateurs, dont celle de la reconnaissance de cette maladie dans le tableau des maladies professionnelles, même si "l'élaboration d'un tableau de maladies professionnelles incluant le burn-out reste un processus difficile et non abouti à ce jour". Les deux députés ont présentés les 27 propositions de cette mission.



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